A propos de moulins
- Détails
- Créé le 23 Janvier 2012
On sait que les premiers moulins à vent sont apparus à la fin du XII ème siècle, en Normandie, et, de là,ont essaimé tout naturellement en Picardie,en Flandre et en Artois.
Puisqu’il faut bien se baser sur les écrits de nos anciens, nous commencerons par ceux d’Emile DEFOSSE, notre historien local:
« Les habitants de la commune de Verton étaient obligés de faire moudre leur grain au moulin que l’abbaye de Dommartin possédait à Tigny, à l’exception toutefois, des vassaux du seigneur de Maintenay qui avaient un moulin particulier à Verton. »
Comme on le voit, ce sont les seigneurs et les abbayes qui sont les initiateurs des constructions et les bénéficiaires du système. Le paysan doit porter son blé à moudre au moulin du seigneur et cuire sa pâte au four « banal »Ce sera une, parmi d’autres, des revendications des Cahiers de doléances.
Dès 1760, les premières listes de moulins, avec emplacement et nom du propriétaire, sont établies. Mais c’est avec le questionnaire de 1790, envoyé par les instances du département aux municipalités, que l’on commence à avoir un réel aperçu de l’état des moulins du Pas de Calais. En effet, sur les 60 questions posées, la question 18 concerne les moulins.
Dans la continuité, la grande enquête impériale de 1806 nous renseigne encore plus précisément sur le nombre de moulins et leur fonction, à vent, à eau, à blé, à huile, ainsi que le personnel employé.
Elle sera complétée par la circulaire du 9 janvier 1809 du Préfet du Pas de Calais.
On apprend donc qu’il y aurait 1333 moulins répartis en 4 catégories:
-à farine
-à huile
-liés à l’industrie (fabrique de papier, de fer, de poudre à canon )
-à assécher (région de Saint Omer).
Sous le II nd Empire, avec la diminution de la culture des oléagineux, l’industrialisation et la concurrence de la machine à vapeur, de nombreux moulins à vent disparaissent. En 1917, il n’y a plus que 69 moulins à vent, à blé.
Des moulins à eau fonctionnent encore jusqu’à la II nde guerre mondiale mais le moulin industriel a gagné. (création dès 1886 de l’Association Nationale de la Meunerie française).
La carte Cassini de 1758 de la baie d’Authie montre un moulin sur Verton,celui au Petit et Grand Marais.
Celle établie en 1810, en dénombre 5:
-1 à la limite sud du territoire de Groffliers
-1 « dans un champ situé à gauche du chemin qui débute au Pont rouge, passe devant la ferme Duhamel et va vers Rang du Fliers. »
-1 sur le chemin de Verton à Montreuil, en direction d’Airon St Vaast;
-1 à la hauteur du hameau du Bahot, à gauche du chemin de Waben à Montreuil, avant qu’il ne coupe le chemin du Bahot à l’Epine-les-Bruyères
-1 sur le chemin de Waben à Campigneul
Ph.Valcq, parle de la vente sur 28 ares, le jeudi 30 décembre 1880, du dernier, qui cessera toute activité en 1923 et est, depuis longtemps déjà; totalement détruit.
Aujourd’hui, on parle beaucoup de la reconstruction de ce moulin, non plus sur 2800 m2 mais sur 300 m2.
Tout un commerce s’est même organisé sous ce prétexte.
Sauf que cette reconstruction est aujourd’hui impossible.
Car, pour construire, il faut autorisation et qu’autorisation rime avec réglementation.
L’Aménagement rationnel du territoire communal, en zones constructibles, zones agricoles, zones naturelles, zones industrielles, dans un document appelé le PLU (Plan Local d’Urbanisme), interdit de faire n’importe quoi n’importe où.
Ainsi de ce projet au coeur d’une zone agricole, sans réseau, à proximité d’une voie publique*.
Sources :
Etudes pour servir à l’histoire du Ponthieu Verton bourg, notes historiques. Emile DEFOSSE et Léon PLANCOUARD, Montreuil-sur-mer, imprimerie Paul LEFORT (1899)
Philippe VALCQ, Les moulins du pays de Montreuil, Imprimerie du Moulin 62170 St Josse-sur-mer (1981)
La meunerie française revue mensuelle illustrée, Administration, rédaction et publicité 6 Place du Louvre Paris
Archives départementales du Pas de Calais, Centre Mahaut d’Artois DAINVILLE.
Patrimoine ... et Archives
- Détails
- Créé le 23 Janvier 2012
« Lorsque le passé n'éclaireplus l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres. »
(Alexis de Tocqueville)
Chroniques et traditions historiques s'accordent pour situer l'origine des Archives à une défaite du XII ème siècle.
Nous sommes le 3 juillet 1194. Philippe Auguste (1165-1223) est engagé dans une guerre de conquêtes contre les Plantagenêt, ducs d'Aquitaine et de Normandie, rois d'Angleterre, en la personne de Richard Coeur de Lion. Tombé en embuscade près de Vendôme, à Fréteval, Philippe abandonne ses sceaux et son trésor qui contenait ses « archives ». Ce désastre fait prendre conscience au prince de la nécessité d'avoir un lieu d'archivage sédentaire. Il crée donc, à Paris, dans son palais de la Cité, un lieu de dépôt permanent des archives.
Archives administratives.
L'obligation d'inventaire et de récolement dans chaque commune, date du 8 mars 1800 et les frais de conservation des archives sont une dépense obligatoire depuis la loi du 5 avril 1884.
Le Code du Patrimoine définit les Archives comme : « l'ensemble des documents, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privé dans l'exercice de leur activité ». Vous imaginez aisément, comment, une collectivité telle que Verton, propriétaire de ses Archives, peut être rapidement confrontée à un problème de place, de tri, de classement et tout simplement de conservation … Sachant surtout que tout document devient une archive dès sa production quel que soit le support: papier, bandes magnétiques, photos, disque dur, C.D., clé U.S.B. …
Nos Archives sont « malades » (photos sur l'état constaté en 2008). Donc, afin d'éviter que des documents ne soient perdus ou ne disparaissent, le conseil municipal a décidé
dans un premier temps, l'aménagement du 1er étage de la mairie
dans un second temps, de procéder à l'inventaire, au récolement et à la tenue d'un registre de mouvements.
Registres d'état civil
Un autre souverain a, lui aussi, largement contribué à faire des Archives, une source essentielle de la mémoire et de l'histoire de notre société: François Ier.
En 1539, son chancelier Guillaume Poyet (1473-1548) rédige un texte constitué de 192 articles, appelé Ordonnance de Villers-Cotterêts ou Ordonnance Guilelmine. Elle impose, entre autre, de tenir des registres de baptêmes (article 51) et de publier les décès (article 54) sous peine de: « sur peine des dommages et intérêts des parties et de grosses amendes envers nous. »
Elle impose surtout, dans son article 111, l'usage du français en remplacement du latin dans les documents administratifs. Ce choix du dialecte d'Ile de France, comme langue officielle, sera un moyen d'unification du pays et pour tous les généalogistes amateurs, une simplification énorme pour comprendre les registres anciens. La lecture des actes est devenue plus facile, ainsi en est-il de l'extrait du registre annonçant la naissance d'Artus, fils de Hubert-Nicolas de la Fontaine de Solar et de dame Anne du Chesne, le 5 janvier 1691.
En 1667, un autre texte appelé: « code Louis » fait obligation de 2 registres: un original au curé, le double au greffe du tribunal. En témoigne l'introduction du premier feuillet du registre de 1693 (le curé de Verton s'appelait: François Guérard).
En 1793, la création de l'état civil entraine, en principe, le regroupement de ces registres en mairie.
Verton a la chance de posséder encore, 11 anciens registres paroissiaux dits B.M.S. (Baptêmes, Mariages, Sépultures).
Le temps qui passe, la qualité du papier, les manipulations sans précaution (lectures sans gants de coton), la photocopie à outrance, avec ses dangers: surexposition lumineuse faisant peu à peu passer l'encre, appui sur le registre ouvert provocant la cassure de la reliure … tous ces paramètres ont entrainé un verdict sans appel: on ne touche plus! Cette décision fut logiquement suivie du seul moyen de sauvegarder cette précieuse source de mémoire de notre commune: la numérisation par une personne compétente.
A ce jour, les registres paroissiaux sont numérisés et confiés, registre par registre, à un relieur spécialisé en restauration d'ouvrages. Une contribution indispensable au devoir de mémoire.
Présentation du guide de randonnées en Opale Sud
- Détails
- Créé le 11 Janvier 2012
En préambule aux 25 ème rencontres internationales de Cerfs-Volants, Joël LEMAIRE, vice-président de la CCOS en charge du tourisme, lance le tout premier guide de randonnées en Opale Sud.
| N’avez-vous jamais | emprunté le « Tour de Groffliers » et découvert la baie d’Authie, dans ce qu’elle a de plus naturel et sauvage? |
| suivi le tracé de l’ancien tortillard, à Rang du Fliers, cet ancien petit train qui faisait la navette entre Berck et Aire sur la Lys, il y a un bon demi siècle? | |
| gravi le chemin du sémaphore, à Verton, pour observer depuis la falaise morte le trait de la côte et la mer argentée? |
On comprend mieux pourquoi de plus en plus de gens sont adeptes de ce genre de loisirs à la fois sportif mais aussi culturel.
Comment en effet mieux connaître Opale Sud, tout en jouant la carte d’une remise en forme douce?
Dire que rien n’existait ne serait pas tout à fait exact. Des chemins avaient déjà été tracés.
Pour parvenir en 1995, à réaliser « Verton Cent détours », il avait fallu arpenté en tout sens les sentiers de Verton, avec le président de l’association A.D.N (Association Découverte Nature) .
Un modeste opuscule photocopié reprenant ces quelques balades, était offert à discrétion aux personnes intéressées, à l’Office de Tourisme de Berck.
Pas de quoi attirer l’oeil de l’amateur, lors des salons touristiques comme Tourissima.
Aussi, nous avons commencé par faire améliorer ce petit opuscule.
Cela nous a permis de constater, lors du salon Tourissima 2009, combien les visiteurs étaient en recherche de ce genre de loisirs détente.
Il aparaissait donc indispensable d’éditer quelque chose de plus professionnel:
- Un outil ergonomique, facilement transportable, format de poche, aisément consultable.
- Un outil évolutif avec la possibilité de remplacer ces fiches, d’en ajouter.
De nouvelles boucles sont à l’étude, comme celle des deux Airon et des variantes d’autres en évitant de toucher au cordon dunaire ou des formules en vue de conjuguer handicaps et randonnées.
- Un outil de découverte, mais une découverte expliquée des points forts de chaque circuit.
- Un outil permettant de choisir entre les pratiques: pédestre, cycliste ou équestre, par des fiches spécialement dédiées.
- Un outil multilingue, édité, outre le français, en anglais bien sûr, mais aussi en allemand et en néerlandais (11 fiches plus 1 d’informations et de conseils).
Un véritable outil au service d’un loisir détente nature, qui ne pouvait pas n’être qu’un simple document publicitaire.
C’est pourquoi il a été décidé de le mettre en vente à deux euros, auprès des Offices de Tourisme de Berck et de Rang du Fliers et des mairies de la C.C.O.S, avec possibilité d’échanger les fiches endommagées ou d’ajouter les nouvelles fiches créées, tout cela gratuitement.
Article en relation : Chemin de randonnée
La Marianne de la Parité
- Détails
- Créé le 11 Janvier 2012
Une réunion d’associations qui militent pour la parité dans les instances élues : « ELLES AUSSI », « OBSERVATOIRE REGIONAL DE LA PARITE », « FEMMES ET PERSPECTIVES », a récompensé les communes et Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) qui respectent le mieux les principes de la parité au sein de leurs assemblées.
Quand on sait que la région NORD-PAS-DE-CALAIS compte :
-
- 39% de sénatrices (pour 22% en France)
- 16% de députées (pour 19% en France)
- 9% de femmes maires (pour 10% en France) dans les communes de plus de 3500 habitants.
- 11% de femmes maires (pour 14% en France) dans les communes de moins de 3500 habitants.
On mesure le chemin qu’il reste à parcourir.
C’est donc, avec un peu de fierté et surtout comme un encouragement à persévérer, que le 20 mai 2011 à la Préfecture de Région à Lille la commune de VERTON a reçu du jury présidé par Mme Isabelle DELCROIX-NAULAIS, Déléguée Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité, le 3ème prix du département.
107 communes étaient qualifiées dans le Pas-de-Calais
2 communes primées avec MARIANNE
-
- 500 à 3500 habitants : CORBEHEM
- 3 500 à 9 999 habitants : DIVION
4 communes distinguées avec diplômes
-
- 500 à 3500 habitants : BOIS-BERNARD et VERTON
- 3 500 à 9 999 habitants : AUDRUICQ et BEUVRY
Journées Européennes du Patrimoine 2011
- Détails
- Créé le 20 Octobre 2011
Le mauvais temps n’a pas réussi à entamer l’intérêt des nombreux Vertonnois et Sud Opaliens, invités à découvrir la richesse patrimoniale de la Commune.
|
Le 3ème site, cette année, était la classe patrimoine de l’ancienne école de filles. Dans la deuxième salle réservée aux expositions, le Club des Collectionneurs de Berck et Environs avait réalisé une superbe rétrospective des écoles et de l’instruction publique, en apportant le regard du cartophile et philatéliste averti. L’enthousiasme de tous a prouvé –s’il en était besoin- combien les Journées du Patrimoine sont devenues un moment de rencontres privilégié pour les amoureux de l’Histoire, des vieilles pierres et de notre patrimoine vertonnois. |
![]() |
![]() |
De nombreux contacts ont étés noués :
celui-ci s’est proposé de trouver un poêle Godin
cet autre un fusil des « bataillons scolaires »
cet autre encore « en cherchant bien, au grenier des vieux cahiers de sa grand-mère »
Jusqu’à Jean-François RAPIN et son épouse qui ont confié à la Commune des documents à numériser, du temps où le grand père de Madame était directeur d’école et secrétaire de Mairie à Verton, pendant la deuxième guerre mondiale. Qu’ils en soient remerciés.
![]() |
![]() |





























